I LOVE MY CATs

Publié le 10 Novembre 2012

Pour ceux qui ont lu mon précédent post "L'horloge biologique (selon les autres)", vous n'êtes désormais pas sans savoir que je n'ai pas encore d'enfants ("Quoi ?!!! A trente ans ?!!!").

Et les remarques du genre "A ton âge, j'avais déjà trois filles (et la plus jeune avait deux ans)" vont hélas devenir de plus en plus justifiées.

Mais en fait... je vous ai menti... parce que...

...JE SUIS DEJA MERE !!!

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Et oui, j'ai bien deux enfants.

Après de grands travaux de recherches, nous avons décidé d'appeler le premier : Leo.

Attention, pas le prénom ! Juste la traduction latine du "lion"... parce que, déjà l'époque, nous avions fondé de grands espoirs sur notre fils...

Nous avons été un peu plus inspirés pour le second, après une semaine fabuleuse passée à New York. Nous l'avons donc appelé New York*. C'était soit ça, soit American Airlines, Bagel ou Yes-We-Can-2...

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Ne croyez donc pas que le monde de la maternité (au sens large du terme) me soit totalement inconnu. Bien au contraire...

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1/ Tout d'abord, le BAZAR.

Ce qu'il faut savoir, c'est qu'avec mon amoureux, nous sommes deux grands maniaques.

Pas pour les mêmes choses, certes !

Pour ma part, j'ai pour habitude de prendre tout objet pouvant porter, voire supporter, une charge conséquente de vêtements... pour un cintre ou un porte-manteaux. Les dossiers de chaise, les poignées de porte, les coins de lits, l'intérieur et le dessus des coffres, les accoudoirs de canapé, les tables, le rebord de la baignoire, l'étendage... sont donc autant d'endroits où je laisse choir mes vêtements. Et lorsque ce n'est pas ou plus possible, je choisis l'option de la dernière chance : le sol. C'est pourquoi vous pourrez trouver chez moi, au pied du lit ou de la baignoire, une tenue complète (chaussettes comprises), imbriquée de telle manière que l'on pourrait facilement imaginer qu'une personne s'est, à cet endroit précis, instantanément désintégrée. Personnellement, je trouve cela très pratique, parce qu'au moins, en cas d'urgence extrême, on a tout ce qu'il faut pour s'habiller en moins de 15 secondes. Mais étrangement, cela a surtout tendance à user les nerfs de mon très ordonné colocataire...

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En revanche, là où nos avis convergent avec mon amoureux, c'est que nous aimons tous les deux les objets dont l'entretien est quasiment impossible : les beaux meubles en laque brillante (que même un coton-tige pourrait rayer) ou en verre, les appareils hi-tech à manipuler avec des gants de bijoutier, les chaises revêtues de tissu crème voire blanc, les coussins de canapé May-Lean & Co., les rideaux en soie mélangée, les bibelots en chrome, porcelaine ou cristal (et enfin, pour lui : les montres)... bref... l'univers rêvé pour celui qui a des enfants en bas-âge.

Et bien, depuis que nous avons nos "enfants à poils", beaucoup de choses ont changé ===>
  • Les traces de pattes sur la laque, le verre, l'écran plat... ne sont plus un problème.

  • Ils font leurs griffes sur le tapis du salon ? Pas grave, "il faut bien qu'ils s'épanouissent ces petits".

  • Grande nouveauté : la pièce à vivre ressemble désormais plus à la salle de jeu d'une crèche qu'au repaire d'un jeune couple célibataire en quête d'expériences hi-tech. C'est donc dans un joyeux bazar qu'entrent en scène les plumeaux multicolores, les souris en fourrure synthétique, le ragondin en poils naturels de lapin, les balles en mousse, les balles à grelot, les boas de plumes, les "cannes à pêche"... sans oublier LE TUNNEL DE JEU, l'ARBRE A CHAT, les bouchons de liège, les bouchons de bouteilles d'eau minérale, les bouchons de stylo, les boulettes de papier aluminium, les ficelles accrochées aux poignées de porte...

  • Dans la cuisine, ces altesses bénéficient désormais d'une fontaine à eau et de gamelles qui leur promettent des orgies gustatives à toute heure (aménagement nécessitant la privatisation de 20% de la pièce)

  • Divers paniers et maisonnettes en "moumoute" ont monopolisé tous les angles de murs

  • Enfin, nous avons troqué notre parfum d'ambiance Fraîcheur des paturages des hauts-plateaux d'Asie contre un spray contenant de l'extrait pur d'herbe à chat Nepeta aux effets euphorisants... et dont les effluves douteux ne sont pas sans me rappeler des souvenirs de jeunesse.. No comment...

2/ Etre parent est une grande fierté

Raison pour laquelle la mémoire de mon téléphone portable compte environ 50% de photos de mes créatures poilues.

Je suis tombée (presque par hasard, je vous le jure) sur un site web qui permet de créer le cartoon de son chien ou de son chat, en poussant le marketing jusqu'à l'immortaliser sur une tasse, un tshirt, une paire de ballerines, un tapis de souris, un sac de courses, un tablier, un autocollant pour smartphone, un porte-clé, ou encore un sticker à coller à l'arrière de sa voiture... Alors oui, là, vous pourriez dire que "c'est inquiétant", parce que je suis la cible toute désignée pour le sticker pour coffre de voiture...
http://www.cartoonizemypet.com/

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3/ Les troubles du sommeil

Enfin, je dois bien admettre que je ne m'endors plus aussi facilement qu'avant.

Certes, je n'ai pas de biberon à donner, de berceuse à chanter, de tours de jardin à faire en poussette (voire tours du quartier en voiture), ni même de couches à changer. La vie, quand on a un chat adulte et un chaton, est beaucoup plus simple que cela.

Mais toujours est-il que lorsque l'on souffre comme moi du syndrome du Chat-Roi, et que l'un d'entre eux décide en pleine nuit de venir se coller à vous sur le lit, entre vos jambes, derrière vos genoux, contre votre dos, dans votre cou, sur votre côté du traversin (là où vous respirez et où il vous étouffe soudain)... il est évident que vous allez lui laisser TOUTE LA PLACE nécessaire pour son bien-être, au risque de ne pas fermer l'oeil de la nuit et d'avoir à prendre rendez-vous chez l'ostéopathe dès le lendemain parce que vous aurez laissé votre jambe toute une nuit en "angle droit latéral-arrière".

Et je ne vous parle pas des visions nocturnes aussi flippantes qu'un Projet Blair Witch... quand, en vous retournant paisiblement dans la volupté de vos songes, vous vous retrouvez soudain le nez dans ce qu'on appelle très communément un anus de chat (désolée du terme). C'est en général ce que je récupère quand Leo décide d'occuper l'oreiller de son père... Parfait !

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Le point positif à cela, c'est que j'ai pu développer la faculté de dormir (plus exactement somnoler) avec seulement 0.4m² de matelas, c'est à dire une surface de 1m65 de haut x 25cm de large.

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Il est enfin assez fréquent que je reste "coincée" deux heures et demi dans mon fauteuil, non par choix ni flemmardise, mais par devoir maternel (c'est en tous cas l'excuse toute trouvée pour justifier le fait qu'on me retrouve encore une fois dans le canapé...). Plus sérieusement et tout simplement : déranger cette petite boule de poils qui ronronne d'ivresse sur mes genoux, serait comme m'inviter chez Saint-Pierre en braillant dans son jardin zen et vider sa piscine à pieds joints dans une bombe monumentale !

Vous voyez bien que c'est impossible !

Il n'y a donc qu'une seule chose à faire : attendre...

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Voilà, vous savez "tout".

Et là, vous vous demandez sûrement

quelle pure folie s'est donc emparée d'elle ?!

Vous trouvez cela dingue, absurde, complètement idiot ?!

Et bien, j'ai trouvé cette citation qui viendra, je trouve, parfaitement clôturer ce post :

"Une maison sans chat est un aquarium sans poisson"

(Jean-Louis Hue, "Le chat dans tous ses états")

*

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[* notre second chat s'appelle en fait : Yankee]

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Rédigé par Albane Sören

Publié dans #Vie & Quotidien

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