Le temps d'une pause

Publié le 2 Juillet 2015

Le temps d'une pause

Je vous autorise à le dire : c'est scandaleux, honteux, justifiant largement un lynchage à coups de tomates pourries (bio par contre, merci) =>

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8 mois que je n'ai rien écrit depuis mon dernier article...

En plus, si vous vous souvenez bien, il était super chiant : je vous parlais du végétarisme, l'avenir compromis de la planète, la maltraitance infligée aux animaux d'élevage, quotidiennement et en toute impunité. Mais bon, pas de quoi "en faire tout un pataquès" hein. Depuis cet article, l'Iphone 6 est sorti en boutique, "Game of Thrones" a accouché de sa 5ème saison, et Kate de sa première princesse.

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En même temps, il s'en est passé des choses depuis novembre 2014...

Le temps d'une pause

Mais en arrivant en juillet 2015, j'ai quand même dû admettre que j'étais en pleine traversée du désert.

Cette bonne vieille épreuve de la panne sèche !

Le temps d'une pause

La question que tout le monde se pose, évidemment =>

Qu'a t-il pu bien se passer dans ma vie de trentenaire, pourtant caractérisée par la fougue et l'enthousiasme il y a encore 8 mois ???

...

... certaines hypothèses se sont peu à peu dessinées dans mon entourage proche...

Le temps d'une pause

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Hypothèse N°1 : mort lente de mon inspiration, par asphyxie neuronale

L'hypothèse selon laquelle mon cerveau se serait dégradé, brutalement, est tout à fait plausible.

Mine de rien, le Programme d'Entrainement Cérébral du Dr. Kawashima m'a gentiment annoncé l'autre jour que MON CERVEAU AVAIT 72 ANS. Con*ard !

(vous savez, c'est le bouquin qui propose plein d'exercices de calcul mental, de logique... Je le donne, d'ailleurs ! )

Bon, vous conviendrez comme moi qu'il est encore un peu tôt pour Alzheimer.

J'ai donc réfléchi 5 minutes pour essayer d'imaginer une cause clinique à cette perte d'inspiration... et soudain, la lumière fut :

ASPHYXIE NEURONALE A CAUSE DES CH'TIS A LAS VEGAS !

(je ne suis d'ailleurs pas la seule à avoir visiblement le cerveau asphyxié...)

(je ne suis d'ailleurs pas la seule à avoir visiblement le cerveau asphyxié...)

MAIS JE PEUX VOUS EXPLIQUER !

C'était un dimanche à 8h du matin [faux], je repassais assidument [faux] pendant que mon homme regardait TV-Foot [faux] et je me suis dit qu'un p'tit coup de télévision anesthésierait sans doute ma douleur... OK, vous ne me croyez pas.

Oui, bon : j'ai SCIEMMENT regardé les Cht'is à Las Vegas...

Mais une ou deux fois, pas plus hein !

En tous cas, rien qui ne vienne justifier cette absence de 8 mois : vous pouvez donc ranger cette hypothèse dans vos tiroirs.

Mais il est vrai que j'ai pris des risques dans cette affaire.

Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle :

On trouve toujours ça complètement nul...

Mais il y a toujours un moment où on se laisse emporter par l'intrigue, avec ces daubes télévisuelles ! Nos neurones sont attrapés au vol dans un fâcheux moment de faiblesse. Et nous voilà pris au piège...

Il faut dire que cette téléréalité se démarque vraiment par sa richesse littéraire, la gravité des conflits entre participants, le jeu des "acteurs", leur sensibilité à fleur de peau :

Le temps d'une pause
Le temps d'une pause

Autre hypothèse, donc :

Hypothèse N°2 : mort lente de mon inspiration, enfouie dans une meule de foin

Alors là, je dois dire que c'est pas idiot comme scénario :

J'ai quand même disparu au moment critique de mon coming out alimentaire et de mes revendications écolo.

Allez, avouez.... vous me suspectiez déjà d'être :

  • retirée au fond d'un vallon (non répertorié sur une carte Michelin) ;
  • sans eau courante ni électricité ... adieu épilateur et Scrabble en réseau ;
  • la chevelure rêche maintenue par des branches de buis ;
  • cajolant mes deux boucs sauvés d'un abattoir, pendant ma cueillette d'orties fraîches.

(au passage, un petit massage à l'ortie piquante est un très bon moyen d'activer sa circulation sanguine... Mesdames, pensez-y à l'aube de vos premières varices ! )

Youhou, je suis là !

Une petite clarification va donc s'imposer :

Je suis toujours en vie (épilée et brushinguée) !

Un exploit, me direz-vous, dans cette nouvelle vie de bobo-éco-militante :-)

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Et pour tout vous dire, je suis plutôt bien dans mes pompes... en témoigne la photo ci-dessous de ma dernière intervention en mer !

(Pamela, avec Sea Shepherd)

(Pamela, avec Sea Shepherd)

(ok, j'avoue : je n'avais pas de photo de moi, alors j'ai piqué la photo d'une nana "lambda" qui me ressemble vaguement)

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Dernière hypothèse :

Hypothèse N°3 : mort lente de mon inspiration... parce que la vie, ben c'est cyclique

Le temps d'une pause

Donc si vous partagiez cette dernière hypothèse ("parce que la vie c'est cyclique") : et bien sachez que vous aviez vu juste !

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Voyez plutôt avec cette analyse qui va vous paraître tout de suite très claire :

Imaginez que vous êtes un lave-linge.

Vous voilà en train de passer d'un cycle à un autre, sans trop de certitude : le clair, le sombre, le délicat, le synthétique, le départ différé, sans oublier le Chrono-Express. Mais sans prendre le temps de savoir lequel de ces cycles est finalement le plus adapté.

J'ai pris le temps de me poser 5 minutes pour réfléchir à tout cela (je sais, c'est pas facile de se mettre dans la peau d'un lave-linge) :

et j'ai réalisé qu'il était juste temps pour moi de quitter le cycle Express pour passer au mode Long/économique :-)

Le temps d'une pause

Quand je vous dis "économique", pour une fois, je ne vais pas vous parler d'écologie. Quoi qu'il y aurait de quoi dire concernant la gestion de notre linge sale :-) Entre la consommation d'eau et d'énergie et l'emploi intensif de merdouilles plus communément appelées lessives ou adoucissants...

Non. Là, je parle d'économie de soi et d'économie de son temps.

Parce qu'on est quand même bien nombreux à passer notre temps à courir dans tous les sens, sans en retirer grand chose de constructif ou d'épanouissant.

(je le sais parce que les filles papotent de ces choses-là entre elles :-) )

Pour ma part :

  • écartelée entre mon domicile et celui de mon homme,
  • mon travail la semaine,
  • mes retards perpétuels qui ne font qu'amplifier cette impression de fuite,
  • mes rendez-vous le midi & mes rendez-vous du soir,
  • mes soirées du week-end,
  • les impondérables "courses-Poste-médecin",
  • mes escapades familiales,
  • sans oublier les parenthèses bâclées dans mon appartement pour tenter de maintenir un semblant d'ordre et de propreté (ce qui n'a pas empêché les moisissures d'envahir mon évier débordant de vaisselle sale)...

... j'ai fini par ne plus avoir d'énergie ni de temps.

Au final, on finit par tout survoler, tout bâcler, projetés constamment vers l'avant sans profiter de l'instant présent.

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C'est quand même idiot d'en arriver là alors qu'on a finalement le même crédit de 24 heures journalières, que n'importe quel autre terrien. Et que pour ma part, je suis encore jeune et sans enfant.

(si, si, je m'auto-proclame "jeune")

J'ai donc décidé, en fin d'année, de freiner un peu :-)

Faire moins de choses & en vouloir moins, pour m'économiser un peu et profiter.

ET CA FAIT DU BIEN.

Le temps d'une pause

Par contre, j'ai quand même accompli deux miracles non négligeables, depuis novembre 2014. Il fallait quand même le signaler :

1/ Emménagement avec mon Blond, l'homme indomptable que j'ai fini par apprivoiser (I'm the best) ;

2/ Enseignement, à son jeune fils, du célèbre jeu de diction "Pruneau cuit, pruneau cru" ... qui se solde par un joli P*NE AU C*L que j'ai seulement réalisé après-coup. Mais vous vous doutez bien que le mal était déjà fait ! (ah, la mémoire sélective des gosses...)

*

Voilà donc ma "petite" réflexion du jour.

Qui méritait AU MOINS huit mois de pause :-)

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Je terminerai cet article avec quelques mots de Paulo (Coelho). Peut-être qu'ils vous aideront à méditer un peu, vous aussi, sur votre mode de vie :

Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s'en défaire, de s'en libérer. [...] Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité, mais simplement parce que ce qui précède n'a plus sa place dans votre vie. Faites le ménage, secouez la poussière, fermez la porte [...], cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes.

P. Coelho

Petit souvenir de Martinique (mars 2015) où il devient parfois si simple de PROFITER...

Petit souvenir de Martinique (mars 2015) où il devient parfois si simple de PROFITER...

Rédigé par Albane Sören

Publié dans #Vie & Quotidien

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